Ads Top

Dune : mini-série

mini-série TV DUNE
Résumé : Le peuple des Atreïdes détient désormais le contrôle de la planète Dune. La production d’Épice (celle qui donne le pouvoir et la longévité) a souffert de la cruauté des lois des Harkonnen, ennemis jurés des Atreïdes. Le Duc Leto Atreïdes met tout en œuvre pour recréer un univers sain. Mais leurs rivaux, assoiffés de vengeance, en ont décidé autrement...

Après avoir lu le roman de Frank Herbert chroniqué ici, j'ai eu envie de regarder cette série adaptée du roman. Le film Dune sorti en 1985, ne pouvait pas cerner la totalité du roman de 700 pages en 2 h 20 et la série a fait le pari de l'adapter en 3 épisodes de 90 minutes. Ce qui donne un scénario beaucoup plus proche de l’œuvre originale.

Le scénario de la série suit d'assez près le roman. On retrouve bien l'ambiance du livre avec les conflits entre les maisons dirigeantes, les luttes de pouvoir et surtout la place si importante d'Arrakis. La seule différence notable au niveau du récit vient du rôle de la princesse Irulan qui est beaucoup plus développé dans la série que dans le livre. Surtout que les scènes avec Irulan n'apportent pas grand chose de plus. Mais malgré cela, le scénario est clair, et correspond bien au roman. La seconde partie de la série comporte quelques longueurs, notamment dans les passages chez les Fremens et cela nuit un peu au rythme.

Au niveau des personnages, on retrouve bien leur psychologie. Ils sont assez bien réussis, néanmoins on note surtout la prestation d'Alec Newman qui s'en sort très bien dans le rôle de Paul et de Ian McNeice dans le rôle du baron Harkonnen. Le reste du casting ne sort pas vraiment  de l'ordinaire, sans être vraiment mauvais non plus. Le seul acteur renommé du lot étant William Hurt qui joue le Duc Leto.


Là où le bât blesse dans cette série, c'est au niveau des costumes qui sont au mieux ridicules. En effet, voir l'empereur se balader avec une robe violette brillante, ça lui enlève beaucoup de crédibilité et on a franchement du mal à le prendre au sérieux après. Il en va de même pour tous les nobles de la cour qui rivalisent de costumes ridicules et grotesques avec un faible pour des chapeaux surdimensionnés expliquant surement le concept de grosses têtes:


On a parfois l'impression d'assister à un défilé de haute couture Jean-Paul Gauthier dans les scènes où se produit la cour de l'empereur ou même lors du repas mondain sur Arrakis... La palme revient aux sardaukars, les soldats d'élites impériaux (bien que l’émissaire de la guilde avec sa superbe et ridicule gestuelle les concurrence de près) . Là encore leurs chapeaux ressemblant fortement à un mélange de cocarde et de soufflet les rendent complétement grotesques. Franchement les costumes de la garde royale c'est plus ce que c'était! On s'attendrait à les voir porter un casque qui serve à les protéger et non cette chose improbable sur la tête. Pour les machines à tuer impitoyables qu'ils sont censés être, le décalage nuit clairement à la crédibilité de cette armée. Ils vont jusqu'à garder cet accoutrement pour la bataille finale...


Si on arrive à passer outre cet aspect visuel ça va mais si comme moi on y attache un peu d'importance, les personnages concernés perdent de leur grandeur. Le seul costume que j'ai trouvé réussi est celui des distilles fremens, qui ont un aspect camouflage plus logique que ceux du film entièrement noir (c'est bien connu le noir en plein désert c'est le top!).

Les effets spéciaux sont assez moyens, les images de synthèse font un peu vieillottes : les vers des sables sont ratés mais les vaisseaux sont assez bien rendus, surtout les transports de la guilde. Les décors des fremens sont également bien faits et les scènes sur Arrakis rendent assez bien. Les fonds des scènes sont par contre un peu trop criards parfois, avec des effets de relief curieux, voire des distorsions entre les plans assez laides. Les fremens aiment aussi parler devant un décor avec le soleil entre 2 montagnes... Les scènes de désert étaient globalement plus jolies dans le film, avec un aspect de dune à l'infini, plutôt que des effets de colline et de montagne de la série.
Tout cela donne une série très moyenne, avec des qualités et des défauts. Sa principale qualité est la fidélité au roman (si l'on excepte la place donnée à Irulan) et à la trame générale de l'histoire. Son plus gros défaut pour moi est les costumes beaucoup trop travaillés et qui nuisent clairement aux personnages. Pour ma part, je ne suis pas arrivée à passer au delà, je ne voyais que le ridicule de leur apparence. Surtout que dans le roman, les costumes n'ont pas du tout d'importance, ils sont très peu mentionnés. On a beau dire que le ridicule ne tue pas, il décrédibilise beaucoup tout de même.

Année : 2000
Réalisateur : John Harrison
Acteurs principaux : William Hurt, Alec Newman, Saskia Reeves, Ian McNeice
Durée : 3 x 90 minutes


Cette chronique fait partie du:
Le Summer Star Wars Rogue One de Karine Lhisbei

Aucun commentaire:

N'hésitez pas à commenter mais sachez que tout spam sera impitoyablement anéanti !
(vous pouvez aussi utiliser un compte Facebook)

Fourni par Blogger.